La compagnie aérienne Air France a organisé cet été trois flashs mob, à Strasbourg, Lyon et Paris, en réunissant à chaque fois entre 300 et 600 personnes convoquées au dernier moment via SMS, attirées par des lots substantiels (aller-retour Paris/Hong Kong, Paris/Mexico et Paris/New York), et munies d’un signe distinctif (un citron vert par exemple).
Les flash mob nous viennent des Etats-Unis où elles virent le jour en 2003. A la base, c’est un type de manifestation non mercantile et très lié à la blogosphère (cette façon de s’exprimer à même été utilisé durant la campagne présidentielle par les blogueurs supporters de Nicolas Sarkozy).
Un flash mob, « mobilisation éclair », est le rassemblement d’un groupe de personnes dans un lieu public pour y effectuer quelque chose de particulier avant de se disperser rapidement. La mobilisation est généralement organisée par Internet et SMS, ce qu’en marketing, on qualifiera d’opération multicanal.
L’idée de base de l’ex compagnie nationale était d’introduire du marchand dans ce phénomène social, et par la même de dépoussiérer son image et communiquer sur une nouvelle gamme de prix plus agressifs vis-à-vis des compagnies low-cost et du TGV. La société a ainsi mise en œuvre un grand dispositif qui associait un site Internet, un blog, l’envoi de SMS, et l’organisation d’événements baptisés “Airmob”, la contraction d’Air France et de Flash mob.
Le jeu Assasin’s Creed, développé dans les studios canadiens de la firme bretonne, rencontre un vif succès. En effet, les prévisions de ventes vont être revues à la hausse de trois à cinq millions de jeux écoulés en un an…quand même!
Les Echos du 28 septembre nous ont offert une nouvelle qui, anecdotique au premier abord, nous renseigne bien sur l’air du temps. En effet, le vénérable magazine francophone Géo a dévoilé le 12 octobre son nouveau site Internet (http://www.geomagazine.fr). Jusque là rien de bien stimulant ni de bien original me direz vous…sauf que sur ce site l’internaute pourra, en quelques clics, y voir de courtes vidéos (quelques minutes au plus), mais aussi leurs making-of et des documents complémentaires (photos, musiques,…).
La direction du magazine explique avoir voulu « adapter l’écriture magazine au Web ». Ce cas illustre parfaitement la diversification qu’offre la toile pour une société à forte image de marque. En effet, ce n’est pas la première fois que Géo change de métier puisqu’il prête déjà son nom à un guide touristique…et donc maintenant quelque chose qui ressemble à une Web TV.
Enfin, ultime utilisation des externalités positives dues aux marques, ce site a été développé en partenariat avec Apple, en utilisant son logiciel Final Cut Pro, ce qui devrait permettre d’exploiter le contenu du site sur son iPhone. C’est exactement le genre de contenu qui correspond à l’image haut de gamme, et pour tout dire un peu bobo, qu’est en train de se forger Apple.