Les remèdes à la congestion par la tarification

La congestion étant un phénomène urbain, ses solutions sont diverses et très dépendantes des circonstances. D’une manière générale, le coût des déplacements urbains en voiture particulière devrait être plus élevé tandis que le coût des déplacements interurbains devrait être abaissé. La collectivité dispose de plusieurs moyens pour parvenir à ce résultat : des péages urbains sont envisageables en théorie tout comme la tarification du stationnement.


Pour ce qui est des péages urbains, les technologies électroniques permettront sous peu de réconcilier la théorie et la pratique en ayant des tarifs modulés (heures de pointe, heures creuses) mais malgré tout leur application généralisée restera difficile avec des moyens de paiement acceptés à grande échelle (carte à puce ou badge). Pour dissuader de l’usage de l’automobile, les communes peuvent également ralentir la vitesse de circulation par ce que l’on appelle en anglais le “trafic calming” : le but est de rendre moins attrayant l’usage de l’automobile. Dans le même temps, il faut proposer une alternative valable en transport public. Il est à noter qu’une action limitée au seul développement des transports publics est vouée à l’échec. Ainsi, dans les zones denses, c’est par un mélange d’incitations et de dissuasions que les autorités arriveront à modérer la circulation. Une combinaison de politiques mises en oeuvre simultanément peut parvenir à combattre la congestion. Il en va autrement dans le périurbain. Là, le transport public s’avère difficile et surtout coûteux à développer de manière satisfaisante. La communauté peut certes prévoir un accès au centre mais les liaisons de banlieues à banlieues ne peuvent que rarement être assurées de manière convaincante. Aussi, il n’y a pas d’alternatives réelles au développement des liaisons routières, un constat qui ne sera pas accepté la plupart du temps par les hommes politiques qui préféreront dans une large mesure développer les transports publics. Pourtant, il peut s’agir de construire des routes selon des standards de protection de l’environnement très élevés, ce qui les rend acceptables.

(pour plus d’info, un dossier sur le sujet est téléchargeable sur ce blog)

Ecrire un commentaire