
La compagnie aérienne Air France a organisé cet été trois flashs mob, à Strasbourg, Lyon et Paris, en réunissant à chaque fois entre 300 et 600 personnes convoquées au dernier moment via SMS, attirées par des lots substantiels (aller-retour Paris/Hong Kong, Paris/Mexico et Paris/New York), et munies d’un signe distinctif (un citron vert par exemple).
Les flash mob nous viennent des Etats-Unis où elles virent le jour en 2003. A la base, c’est un type de manifestation non mercantile et très lié à la blogosphère (cette façon de s’exprimer à même été utilisé durant la campagne présidentielle par les blogueurs supporters de Nicolas Sarkozy).
Un flash mob, « mobilisation éclair », est le rassemblement d’un groupe de personnes dans un lieu public pour y effectuer quelque chose de particulier avant de se disperser rapidement. La mobilisation est généralement organisée par Internet et SMS, ce qu’en marketing, on qualifiera d’opération multicanal.
L’idée de base de l’ex compagnie nationale était d’introduire du marchand dans ce phénomène social, et par la même de dépoussiérer son image et communiquer sur une nouvelle gamme de prix plus agressifs vis-à-vis des compagnies low-cost et du TGV. La société a ainsi mise en œuvre un grand dispositif qui associait un site Internet, un blog, l’envoi de SMS, et l’organisation d’événements baptisés “Airmob”, la contraction d’Air France et de Flash mob.
Publié par jocelyndeque